Guides · avant de verser un acompte
Cinq vérifications qui prennent dix minutes, six questions à poser avant de verser un acompte, et les signaux qui doivent vous faire arrêter la discussion.
Vérifié le 22 septembre 2026
Un site web se paie souvent avant d’exister. C’est ce qui rend le choix difficile : vous engagez plusieurs milliers d’euros sur une promesse. La bonne nouvelle, c’est que presque tout se vérifie en dix minutes, avec des sources publiques, avant même le premier rendez-vous.
Dix minutes
L’entreprise existe vraiment
Demandez le numéro SIRET et tapez-le sur annuaire-entreprises.data.gouv.fr. Vous verrez la date de création, l’activité déclarée et si l’entreprise est toujours active. C’est public, gratuit, et ça prend trente secondes.
Les réalisations sont en ligne, et à lui
Une capture d’écran ne prouve rien. Ouvrez les sites cités, vérifiez qu’ils fonctionnent, et n’hésitez pas à écrire au propriétaire du site pour demander comment ça s’est passé. Les bons prestataires vous donnent les références sans qu’on les pousse.
Son propre site est propre
Mentions légales présentes, pages qui chargent vite, aucun lien mort, un certificat valide. Quelqu’un qui laisse traîner son propre site laissera traîner le vôtre.
Il sait vous dire non
Posez une demande un peu bête : « on peut être premier sur Google en un mois ? ». La bonne réponse est non, avec une explication. Celui qui dit oui vous vendra la même facilité sur tout le reste.
Le devis est écrit, détaillé, daté
Un devis accepté vaut contrat : c’est votre seule protection. Il doit lister ce qui est inclus, ce qui ne l’est pas, le délai, le prix, l’échéancier, et ce qui se passe si vous ne fournissez pas vos contenus à temps.
Au téléphone
« Qui possède le code et le design à la fin ? »
La bonne réponse est vous, par écrit. Sans clause de cession, les droits restent à l’auteur.
« À quel nom sont le domaine et l’hébergement ? »
Au vôtre, toujours. Un domaine au nom du prestataire, c’est votre adresse chez quelqu’un d’autre.
« Qu’est-ce que je peux modifier seul après la livraison ? »
Textes, photos, tarifs, horaires : ça doit être vous, sans facture à chaque virgule.
« Que se passe-t-il si vous n’êtes plus là dans un an ? »
La réponse utile : vous avez tous les accès, et n’importe quel professionnel peut reprendre le site.
« Combien d’allers-retours sont prévus ? »
Deux séries de corrections, par exemple. Sans limite écrite, la fin du projet n’arrive jamais.
« Qui s’occupe des mises à jour, et à quel prix ? »
Un site laissé sans surveillance devient un risque de sécurité, pas seulement un site qui vieillit.
Arrêtez la discussion
Un seul de ces points ne condamne pas forcément quelqu’un qui débute et travaille sérieusement. Deux, c’est un projet qui finira mal.
Le nombre d’années. Quelqu’un qui a cinq ans d’un travail répétitif en sait moins que quelqu’un qui a passé deux ans à construire des choses difficiles. Regardez ce qui a été livré, pas la date de création de l’entreprise.
La taille. Une grande structure ne garantit ni la qualité ni la réactivité. Elle garantit qu’il y aura quelqu’un pour décrocher au mois d’août, ce qui est une vraie valeur, mais elle se paie.
Le vocabulaire. Si vous ne comprenez pas la réponse à votre question, le problème n’est pas votre niveau technique. Quelqu’un qui maîtrise vraiment un sujet sait l’expliquer simplement.
Questions fréquentes
Une agence encaisse les absences et les pics de charge, et coûte deux à trois fois plus cher pour le même périmètre. Un freelance vous donne la personne qui fait le travail, et rien derrière elle. Ce qui compte n’est pas le statut mais la réponse à une question : si cette personne disparaît demain, est-ce que vous avez les accès, le code et de quoi faire reprendre le site ?
Non. En droit français, les droits d’auteur restent à celui qui a écrit le code s’il n’y a pas de cession écrite, et la cession doit mentionner distinctement chaque droit cédé, son étendue, sa durée et son territoire (article L. 131-3 du code de la propriété intellectuelle). Une ligne dans le devis suffit, mais il faut qu’elle existe. En pratique, exigez aussi une chose plus simple : que tous les accès soient à votre nom.
Aucun texte ne fixe de taux. L’usage va de 30 à 40 % à la commande, le solde à la livraison, parfois un tiers au milieu sur un gros projet. Le 100 % d’avance n’est pas une pratique de professionnel installé.
Comparez d’abord les périmètres. Le moins cher est souvent le plus court : pas de rédaction, pas de reprise des contenus, pas de formation, pas de maintenance. Quand deux devis couvrent vraiment la même chose, alors oui, le prix décide.
Regardez comment la personne vous parle avant d’être payée. Est-ce qu’elle vous explique, ou est-ce qu’elle vous impressionne ? Est-ce qu’elle reformule votre besoin mieux que vous ? Un projet web, c’est plusieurs semaines d’échanges : ce détail-là compte autant que la technique.
Ici, chaque projet est fermé à cinq freelances au maximum. Vous recevez cinq réponses écrites pour vous, avec un prix, un délai, une fiche et des réalisations dont les liens sont vérifiés par notre serveur. Pour répondre, il faut une entreprise immatriculée. C’est gratuit et nous ne prenons aucune commission.
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