Guides · avant de choisir
Beaucoup de projets arrivent avec le mot « application » dans le titre. En creusant, une bonne partie a surtout besoin d’un site qui marche très bien sur téléphone. Voici comment faire le tri avant de demander des devis.
Publié le 3 octobre 2026
Quand on dit « je veux une appli », on pense souvent à une icône sur l’écran du téléphone de ses clients. C’est une image forte. Mais une application téléchargée sur un store, c’est un produit à part entière : deux plateformes à suivre, des comptes développeur à payer, des mises à jour à publier, et des gens à convaincre de l’installer.
Un site, lui, s’ouvre d’un clic depuis Google, un SMS ou un QR code. Aucun téléchargement. La vraie question n’est donc pas « lequel est le mieux ». C’est : qu’est-ce que vos utilisateurs doivent pouvoir faire, et à quelle fréquence ?
Une application installée a des avantages réels. Elle peut utiliser plus finement le téléphone : l’appareil photo, la localisation en continu, le Bluetooth, des capteurs. Elle peut fonctionner hors connexion de façon plus poussée. Elle reste sur l’écran d’accueil, ce qui compte pour un outil qu’on ouvre tous les jours.
Elle a aussi un coût d’entrée pour vos utilisateurs : il faut aller sur le store, chercher, installer, accepter des autorisations. Pour un service qu’on utilise deux fois par an, beaucoup ne le feront pas. Pour un outil de travail quotidien, une carte de fidélité utilisée chaque semaine ou un service qui dépend du GPS, l’effort se justifie.
Un repère simple : si votre client doit revenir souvent, ou si le service a besoin du téléphone lui-même (capteurs, hors connexion, arrière-plan), l’application mérite d’être étudiée. Sinon, commencez par le site.
Il existe une voie intermédiaire que beaucoup de clients ne connaissent pas : l’application web installable, souvent appelée PWA.
| Site adapté au téléphone | Application web installable | Application des stores | |
|---|---|---|---|
| Comment on y accède | Un lien, Google, un QR code | Un lien, puis « ajouter à l’écran d’accueil » | Téléchargement sur l’App Store ou Google Play |
| Trouvable sur Google | Oui | Oui, c’est un site | Surtout via la recherche des stores |
| Accès au téléphone | Limité | Plus large, selon le navigateur | Le plus complet |
| Notifications | Selon le navigateur et le téléphone | Possibles, y compris sur iPhone une fois ajoutée à l’écran d’accueil | Oui |
| Mises à jour | Immédiates | Immédiates | Publiées via les stores, qui les examinent |
| Frais des stores | Aucun | Aucun | Oui, voir plus bas |
Sur iPhone, l’ajout d’un site à l’écran d’accueil se fait depuis le menu de partage de Safari, comme l’explique l’assistance Apple. Selon WebKit, le moteur de Safari, les web apps ajoutées ainsi peuvent recevoir des notifications depuis iOS et iPadOS 16.4.
C’est la ligne qu’on oublie le plus dans les budgets. Pour publier sur l’App Store, il faut un compte au programme développeur d’Apple. Apple indique sur developer.apple.com une cotisation de 99 USD par an, facturée en devise locale là où c’est possible, avec des prix qui peuvent varier selon la région. Si l’adhésion expire, Apple précise que vos applications ne sont plus disponibles au téléchargement et que vous ne pouvez plus publier de mises à jour. Elles continuent de fonctionner chez ceux qui les ont déjà installées.
Côté Android, Google Play demande un versement unique de 25 USD pour créer le compte développeur, selon l’aide officielle de la Play Console. Attention à un détail qui retarde des lancements : pour un compte personnel créé après le 13 novembre 2023, Google exige un test fermé avec au moins 12 testeurs inscrits depuis au moins 14 jours sans interruption avant de pouvoir publier. La page d’aide vise les comptes personnels : si le compte est ouvert au nom de votre entreprise, vérifiez les conditions au moment de l’inscription.
S’ajoutent les commissions des stores sur les ventes et abonnements réalisés dans l’application. Leurs taux dépendent du programme, du montant et du pays. Demandez au développeur de vous les présenter à partir des pages officielles d’Apple et de Google le jour du devis, pas de mémoire. Montants vérifiés le 3 octobre 2026 ; ils peuvent changer.
Deux cas, deux réponses (exemples inventés pour l’illustration)
Un traiteur veut que ses clients commandent des plateaux pour leurs réunions. Ils commandent quelques fois par an, souvent depuis un ordinateur de bureau, et arrivent par Google. Un site bien fait, avec une commande simple sur téléphone, fera le travail. Une application des stores serait une dépense sans utilisateurs.
Une salle d’escalade veut une carte d’abonné, la réservation de créneaux et une alerte quand une place se libère. Ses grimpeurs viennent deux fois par semaine. Ici, une application web installable peut suffire au départ, puis une application des stores si le besoin grandit. Le développeur saura dire où se trouve la limite.
À vérifier dans les réponses
Sur CINQ, le formulaire pour déposer un projet vous demande ce que vous voulez obtenir, en 120 caractères au minimum, et un budget. Pour le type de besoin, vous pouvez laisser « Je ne sais pas ». Écrivez ce que vos utilisateurs doivent pouvoir faire et à quelle fréquence, puis demandez explicitement : « site, application web ou application des stores, que me conseillez-vous ? »
Le projet est relu par une personne, puis il se ferme dès que cinq professionnels ont répondu. Comparer cinq avis argumentés sur la même question vous en apprendra plus que n’importe quel comparatif. Pour l’ordre de grandeur d’un site, lisez combien coûte un site internet, et pour mettre votre besoin sur une page, le modèle de cahier des charges.
Questions fréquentes
Ça dépend de la fréquence d’usage et de ce que le service doit faire. Si vos clients reviennent souvent ou si le service a besoin du téléphone lui-même (localisation, hors connexion, capteurs), une application se discute. Pour être trouvé sur Google et servir des visiteurs occasionnels, un site bien adapté au téléphone suffit dans la plupart des cas.
Apple indique une cotisation annuelle de 99 USD pour son programme développeur, en devise locale là où c’est possible. Google Play demande un versement unique de 25 USD pour créer le compte. Les commissions sur les ventes dans l’application s’ajoutent, avec des taux qui dépendent du programme et du pays (montants vérifiés le 3 octobre 2026).
C’est un site conçu pour s’installer sur l’écran d’accueil du téléphone et s’ouvrir comme une application, sans passer par un store. Elle reste trouvable sur Google et se met à jour immédiatement. Sur iPhone, elle peut recevoir des notifications une fois ajoutée à l’écran d’accueil, depuis iOS 16.4.
Selon Apple, vos applications ne sont plus disponibles au téléchargement et vous ne pouvez plus publier de mises à jour. Elles continuent de fonctionner chez les personnes qui les ont déjà installées.
Oui, et c’est souvent raisonnable. Le site vous fait connaître et vous montre ce que vos clients utilisent vraiment. Si l’usage devient quotidien, vous saurez précisément quelles fonctions mettre dans l’application.
Décrivez ce que vos utilisateurs doivent pouvoir faire : cinq freelances au maximum vous répondent avec une recommandation, un prix et un délai. Gratuit, sans compte, sans commission.
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