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Le site est prêt, les pages sont vides, et tout le monde attend les textes. C’est la scène la plus courante d’un projet web. Voici comment l’éviter, que vous écriviez vous-même ou que vous fassiez appel à un rédacteur.
Publié le 3 octobre 2026
Dans les projets que nous voyons passer, le retard vient rarement du développement. Il vient des textes. Le client pensait les écrire « un soir », le soir n’est jamais venu, et le site attend avec des paragraphes de remplissage en latin.
Écrire pour un site, ce n’est pas compliqué, mais c’est un vrai travail. Il faut savoir ce qu’on veut dire, à qui, et dans quel ordre. Ce guide vous aide à décider qui écrit, et à briefer correctement la personne si ce n’est pas vous.
D’abord parce que personne ne les a mis au devis. Le développeur pense que vous les fournissez. Vous pensez qu’ils sont compris dans le prix. Chacun découvre le malentendu quand la maquette est validée.
Ensuite parce qu’écrire sur son propre métier est difficile. Vous le connaissez trop bien. Vous sautez les étapes évidentes pour vous, qui ne le sont pas pour un client qui découvre. Et vous réécrivez trois fois la page d’accueil sans jamais la trouver bonne.
Enfin parce que les textes conditionnent tout le reste : la longueur des pages, la place des photos, les titres que Google lira. Le mieux est de régler la question dès le cahier des charges : qui écrit quoi, pour quelle date.
Le brief du rédacteur
Vos clients, avec leurs mots
Qui ils sont, ce qui les inquiète, les questions qu’ils vous posent au téléphone. Les questions réelles sont la meilleure matière première d’une page.
Ce que vous faites, et ce que vous ne faites pas
Vos prestations, votre zone, vos délais. Dire ce qu’on ne fait pas évite des demandes inutiles et rend le reste plus crédible.
Ce qui vous distingue, preuves à l’appui
Une méthode, une spécialité, des années de pratique, des réalisations. Le rédacteur ne peut pas inventer vos arguments. Il peut seulement bien les présenter.
Le ton
Tutoiement ou vouvoiement, plutôt chaleureux ou plutôt sobre. Donnez un exemple de site dont le ton vous plaît.
La liste des pages et l’objectif de chacune
Une page doit mener quelque part : un appel, une demande de devis, une réservation. Dites laquelle.
Qui valide, et en combien de tours
Un seul interlocuteur, un nombre de relectures écrit au devis. Sinon les textes passent de main en main pendant des semaines.
Un bon texte de site répond à la question que se pose la personne qui arrive sur la page. C’est aussi ce qui aide le plus le référencement. Les mots que vos clients tapent dans Google doivent apparaître, naturellement, dans les titres et le texte. Inutile d’en faire plus.
Google décrit lui-même ce qu’il ne faut pas faire. Dans ses règles concernant le spam, publiées sur developers.google.com, il définit l’accumulation de mots clés comme le fait de « remplir une page Web de mots clés ou de chiffres dans le but de manipuler le classement ». Parmi ses exemples : des villes et régions citées plusieurs fois dans une page pour apparaître sur ces lieux, ou la répétition si fréquente des mêmes mots que cela ne semble pas naturel.
Méfiez-vous donc d’un rédacteur qui vous promet une « densité de mots-clés » précise, ou d’une page d’accueil qui liste vingt communes en bas de page. Et de toute promesse de première position : personne ne peut la garantir.
Les textes écrits avec une IA : ce que dit Google
Google ne les interdit pas. Dans un billet de février 2023 sur son blog Search Central, il écrit : « Nous nous concentrons sur la qualité du contenu plutôt que sur la façon dont il est produit. » Sa documentation sur le contenu généré par IA ajoute que l’IA générative « peut être particulièrement utile pour effectuer des recherches sur un sujet et structurer un contenu original ».
La même page fixe la limite : utiliser ces outils « pour générer de nombreuses pages sans ajouter de valeur pour les utilisateurs » peut enfreindre ses règles sur l’utilisation abusive de contenus à grande échelle. Et elle demande de se concentrer « sur l’exactitude, la qualité et la pertinence », titres et descriptions compris.
Pour vous, la question utile n’est pas « IA ou pas ». Le texte contient-il vos vrais arguments, vos vrais tarifs, vos vraies réalisations, et a-t-il été relu par quelqu’un qui connaît votre métier ? Demandez au rédacteur de vous dire par écrit s’il utilise une IA, et comment.
Un texte original est une œuvre, comme un logo ou une photo. Ses droits appartiennent à celui qui l’a écrit tant qu’ils ne vous ont pas été transmis. Le code de la propriété intellectuelle prévoit, à l’article L. 131-2, que les contrats qui transmettent des droits d’auteur « doivent être constatés par écrit ». L’article L. 131-3 exige que chaque droit cédé fasse l’objet d’une mention distincte et que le domaine d’exploitation soit délimité : étendue, destination, lieu, durée.
Le plus simple est de faire figurer la cession dans le devis ou dans un document signé à la livraison : droit de reproduire les textes sur votre site et vos supports, droit de les modifier, pour quelle durée et sur quel territoire. Si l’enjeu est important, faites relire par un juriste.
Côté inverse, vérifiez que les textes livrés ne sont pas copiés d’un autre site. Une recherche d’une phrase entre guillemets dans Google prend dix secondes.
Dans les propositions
Sur CINQ, vous pouvez déposer un projet uniquement pour la rédaction, ou l’inclure dans un projet de site. Décrivez le nombre de pages, ce qui existe déjà, le ton souhaité et votre date. La description accepte jusqu’à 6 000 caractères : vous pouvez y coller le brief ci-dessus. Le budget est obligatoire, même approximatif.
Une personne relit le projet avant sa publication. Il se ferme dès que cinq professionnels, tous avec une entreprise vérifiée, ont répondu. Si vous refaites un site existant, lisez aussi comment ne pas perdre son référencement pendant une refonte : les anciens textes y comptent.
Questions fréquentes
Ce n’est pas obligatoire. Si vous écrivez facilement et avez le temps, vous pouvez le faire vous-même avec une relecture extérieure. Faites appel à un rédacteur si les textes bloquent le projet, si vous avez beaucoup de pages, ou si vous ne savez pas par où commencer.
Google écrit qu’il se concentre sur la qualité du contenu plutôt que sur la façon dont il est produit. Ses règles visent en revanche la génération de nombreuses pages sans valeur ajoutée pour les utilisateurs. Il demande de se concentrer sur l’exactitude, la qualité et la pertinence.
Aucun. Dans sa page sur les contenus utiles, Google écrit qu’il ne préfère pas un certain nombre de mots. Une page doit répondre complètement à la question de la personne qui la lit. Pour une page de service, c’est souvent ce qu’il faut pour expliquer la prestation, la zone, le déroulé et les questions fréquentes.
Google l’appelle accumulation de mots clés : remplir une page de mots clés ou de chiffres pour manipuler le classement. Par exemple répéter la même expression de façon peu naturelle, ou lister des villes pour apparaître sur ces lieux. C’est contraire à ses règles concernant le spam.
Pas automatiquement. Les droits d’auteur restent au rédacteur tant qu’ils ne vous ont pas été cédés par écrit, chaque droit mentionné à part, avec son étendue, sa destination, son lieu et sa durée. Demandez cette cession dans le devis.
Cinq professionnels au maximum vous répondent avec un prix et un délai, chacun avec une entreprise vérifiée. Gratuit, sans compte, sans commission.
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